Pourquoi l'école Iba Caty Ba est-elle sans toit ?

La situation de l'école publique Iba Caty Ba, située à proximité de la promenade des Thiessois (ex-place de France), est devenue critique. Il y a une semaine, les services de la mairie ont procédé au retrait des toitures de l'établissement dans le cadre d'un projet de réhabilitation. Cependant, depuis ce geste, les travaux semblent marquer le pas.

Les salles de classe se retrouvent désormais totalement à ciel ouvert. Ce qui devait être une amélioration des infrastructures s'est transformé en une impasse technique et organisationnelle. À ce jour, aucune date de reprise des travaux n'a été communiquée, laissant les locaux dans un état de vulnérabilité totale. Ce constat est d'autant plus frappant que l'intention initiale de réhabiliter l'école était saluée par la communauté, mais c'est l'interruption brutale du chantier qui suscite aujourd'hui l'inquiétude et l'indignation.

Quelles sont les conséquences pour les élèves ?

Le quotidien des écoliers est profondément bouleversé. Chaque matin, malgré l'absence de couverture, les enfants se présentent à l'école avec l'envie d'apprendre, mais ils se heurtent à une réalité physique impossible : ils font le va-et-vient devant des classes qu'ils ne peuvent plus occuper. Ce blocage a des répercussions directes sur le calendrier pédagogique, provoquant un retard dans l'exécution du programme scolaire.

Au-delà de l'aspect purement académique, c'est la sécurité et la santé des élèves qui sont en jeu. Les anciens élèves de la génération 80 soulignent que ces salles découvertes exposent les enfants de manière directe au soleil, à la poussière et aux éventuelles intempéries. L'impossibilité d'entrer dans les salles en toute sécurité transforme l'espace d'apprentissage en un lieu de danger. La motivation de ces jeunes écoliers, essentielle à leur réussite, se trouve ainsi compromise de jour en jour par cette précarité structurelle.

Quels sont les appels des anciens élèves ?

Face à ce qu'ils qualifient de « préjudice », les anciens élèves de la génération 80 ont décidé de briser le silence. Ils ne remettent pas en cause la nécessité de la réhabilitation, qu'ils soutiennent, mais ils dénoncent la méthode. Pour eux, des travaux entamés puis abandonnés ne constituent plus une réhabilitation, mais deviennent un danger pour la communauté scolaire.

Ils ont lancé un appel pressant et respectueux, mais empreint d'une grande insistance, aux autorités compétentes. Leurs cibles sont claires : le maire de la Ville, le Dr Babacar Diop, l'édile de Thiès-Est, ainsi que le ministre de l'Élevage, Me Ousmane Diagne. Les anciens élèves formulent deux exigences principales pour sortir de l'impasse : d'une part, la reprise immédiate des travaux avec la pose effective des toitures ; d'autre part, la mise en place sans délai de solutions provisoires, telles que l'installation de salles temporaires ou une relocalisation des élèves, afin que les cours puissent reprendre normalement.

Quelle est l'importance de l'école publique dans cette région ?

L'école Iba Caty Ba n'est pas qu'un simple bâtiment ; elle est décrite par les anciens comme le premier espace d'égalité des chances. Dans les quartiers riverains de Thiès, l'accès à l'enseignement public représente, pour de nombreuses familles, l'unique levier permettant d'envisager un avenir meilleur. C'est un pilier social qui soutient les aspirations de centaines de familles.

L'interruption de ce service essentiel est perçue comme une rupture de contrat social. En bloquant l'accès à l'éducation, ce chantier à l'arrêt frappe directement les enfants et les neveux des habitants locaux, qui sont les premiers à payer le prix de cette désorganisation. Les anciens élèves rappellent que derrière ces murs en attente de toit, il y a « des centaines de petites vies qui attendent », et que chaque jour de retard est un jour de trop pour ces enfants qui ne demandent qu'un toit et une salle pour apprendre.

Quelles sont les solutions proposées ?

Pour résoudre cette crise, les anciens élèves de la génération 80 insistent sur l'urgence d'agir pour restaurer la confiance. Ils demandent aux autorités de rendre aux enfants leur école et de rassurer les parents qui placent leur confiance dans cet établissement scolaire. La priorité absolue est la continuité pédagogique.

Parmi les pistes évoquées, la relocalisation ou l'usage de structures temporaires apparaît comme la solution la plus immédiate pour pallier l'absence de toiture. L'objectif est de permettre aux élèves de retrouver un cadre d'étude décent sans attendre la fin complète des travaux de réhabilitation lourde. L'appel est un cri du cœur pour que l'école redevienne un lieu de sécurité et d'apprentissage, et non un espace de vulnérabilité exposé aux éléments.

FAQ: École publique Iba Caty Ba

Pourquoi les toitures ont-elles été retirées ?

Les toitures ont été déposées par les services de la mairie de Thiès dans le cadre d'un projet de réhabilitation de l'école, mais le chantier est actuellement à l'arrêt.

Qui est interpellé par les anciens élèves ?

Les anciens de la génération 80 interpellent le maire de la Ville, le Dr Babacar Diop, l'édile de Thiès-Est, ainsi que le ministre de l'Élevage, Me Ousmane Diagne.

Quelles sont les solutions demandées ?

Les anciens demandent soit la reprise immédiate des travaux de pose des toitures, soit des solutions provisoires comme des salles temporaires ou une relocalisation des élèves.

Quels sont les risques pour les écoliers ?

Les enfants sont exposés au soleil, à la poussière et aux intempéries, tout en subissant un retard dans leur programme scolaire dû à l'impossibilité d'occuper les classes.

Points clés

  • L'école Iba Caty Ba est sans toit depuis une semaine suite à une intervention de la mairie.
  • Les travaux de réhabilitation sont à l'arrêt, laissant les classes à ciel ouvert.
  • Les anciens élèves de la génération 80 dénoncent un danger pour la santé et un préjudice pour le droit à l'éducation.
  • Un appel est lancé au maire de Thiès et au ministre de l'Élevage pour une reprise urgente ou des solutions temporaires.
  • L'école est un vecteur crucial d'égalité des chances pour les familles des quartiers riverains.