Une détection de substance interdite en Chine
La marathonienne éthiopienne Ruti Aga a été sanctionnée suite à un contrôle positif effectué en mars dernier. Selon l'Athletics Integrity Unit (AIU), l'athlète de 32 ans a été testée positive à la methylprednisolone après avoir remporté un semi-marathon en Chine. Cette substance est un stéroïde utilisé pour réduire l'inflammation, mais elle est classée comme produit dopant par l'Agence mondiale antidopage (WADA).
Pour ce contrôle positif initial, l'athlète s'est vu infliger une première sanction de deux ans. Ruti Aga est une figure connue du marathon international, ayant remporté le marathon de Tokyo en 2019 et s'étant classée à trois reprises sur le podium des World Marathon Majors.
La mise au jour d'une fraude documentaire
L'affaire a pris une tournure beaucoup plus grave lorsque les enquêteurs ont examiné les justifications fournies par l'athlète. Ruti Aga a tenté d'expliquer la présence de la substance dans son organisme par un traitement destiné à soigner une blessure au genou. Pour appuyer ses dires, elle a soumis une prescription médicale provenant d'une clinique qui, après vérification, n'existe tout simplement pas.
L'enquête a révélé que le document avait été émis par un prétendu médecin qui est en réalité un membre de sa famille. Ce dernier ne possède aucune inscription médicale auprès des autorités compétentes. Selon l'AIU, la tentative de tromper les enquêteurs a transformé une affaire de dopage en un scandale de fraude manifeste.
Des explications rejetées par les autorités
Lors des interrogatoires, le membre de la famille impliqué a tenté de justifier l'usage d'un carnet de prescriptions en affirmant qu'il s'agissait d'un ancien matériel provenant d'un précédent emploi. Cependant, la clinique mentionnée a formellement démenti ces affirmations, confirmant que l'individu n'avait jamais travaillé pour leur établissement et que la prescription n'était pas authentique.
Une sanction aggravée pour entrave à la justice
La sévérité de la peine finale découle directement de la tentative de manipulation des preuves. Si le test positif lui-valait déjà deux ans de suspension, l'AIU a décidé d'ajouter quatre années supplémentaires en raison de la falsification de documents et de la volonté délibérée de tromper les instances d'enquête lors des entretiens. La sanction totale s'élève donc à six ans.
Cette suspension prend effet rétroactivement à la date du 10 septembre, période à laquelle l'athlète avait été suspendue provisoirement. Cette décision marque un coup d'arrêt définitif pour la carrière de l'ancienne lauréate de Tokyo, illustrant la politique de tolérance zéro appliquée par les instances de l'athlétisme mondial face aux tentatives de dissimulation.
FAQ
Quelle est la substance détectée chez Ruti Aga ?
La substance détectée est la methylprednisolone. Il s'agit d'un stéroïde utilisé médicalement pour lutter contre l'inflammation, mais qui est strictement interdit par l'Agence mondiale antidopage (WADA) car il est considéré comme un agent dopant pour améliorer les performances sportives.
Pourquoi la suspension est-elle de six ans ?
La suspension de six ans se décompose en deux parties : deux ans pour le test positif à la methylprednisolone et quatre ans supplémentaires pour avoir falsifié des preuves médicales. L'athlète a tenté de fournir une fausse prescription pour justifier la présence du produit dans son corps.
Qui a mené l'enquête sur cette affaire ?
C'est l'Athletics Integrity Unit (AIU) qui a mené l'enquête et rendu les conclusions. L'organisme a découvert que la clinique mentionnée par l'athlète était fictive et que le médecin signataire était un membre de sa famille sans qualification médicale officielle.
