Une situation financière critique à Mekelle

Selon un habitant de Mekelle interrogé par la BBC, l'atmosphère dans la ville est actuellement calme, mais le stress est omniprésent au sein de la population. Les banques de la capitale régionale manquent de liquidités depuis plusieurs mois déjà. Jusqu'à présent, les résidents dépendaient largement des services de banque mobile pour effectuer leurs transactions quotidiennes.

Toutefois, l'intensification des combats fait craindre une interruption imminente des réseaux numériques et des services bancaires mobiles. Une telle coupure priverait la population de tout moyen de paiement et de retrait, accentuant la vulnérabilité des civils dans une zone déjà fragilisée par l'instabilité.

L'escalade des affrontements militaires

Les tensions ont franchi un nouveau palier mercredi avec la reprise des combats entre les forces gouvernementales éthiopiennes et les acteurs politiques contrôlant la région du Tigray. Les deux camps s'accusent mutuellement de l'initiative des hostilités.

Un conseiller du Premier ministre éthiopien a affirmé que le Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) a lancé une offensive généralisée. Selon cette source, les combats s'étendraient également aux régions voisines d'Afar et d'Amhara. De leur côté, les représentants du Tigray soutiennent qu'ils mènent des opérations exclusivement défensives pour protéger leur territoire.

Un contexte de menace de guerre civile

La reprise de ces hostilités intervient dans un climat politique extrêmement tendu en Éthiopie. L'extension géographique des combats, touchant potentiellement les régions d'Afar et d'Amhara, fait craindre une déstabilisation profonde du pays et un retour à un conflit civil de grande ampleur.

La situation sur le terrain reste instable et dépend de l'évolution des mouvements de troupes dans les différentes régions concernées.